mardi 6 juin 2017

Origine et implications des bouleversements terrestres





« Il serait dangereux d’avoir raison quand votre gouvernement a tort. »
Voltaire

« La sottise d'un grand nombre et même de la majorité des hommes, à notre époque surtout, et de plus en plus à mesure que se généralise et s'accentue la déchéance intellectuelle caractéristique de l'ultime période cyclique, est peut-être la chose la plus difficile à supporter qu'il y ait en ce monde. »
René Guénon

Comprendre l’origine et les implications des bouleversements terrestres

Il n’est pas aisé de comprendre les phénomènes climatiques en cours : l’hémisphère nord se réchauffe, alors que l’hémisphère sud se refroidit…

De façon cyclique, environ tous les mille ans, la Terre entre dans une période d’une centaine d’années, où son climat est considérablement perturbé. Au plus fort de ce centenaire, l’hémisphère nord, en particulier une bande débordant largement de la zone tropicale, fait face à une sécheresse considérable, rendant toute terre stérile. Les étendues du grand nord, immenses réserves d’eau douce, se libèrent des glaces et jouissent d’un climat tempéré, propice à la vie.

Les changements climatiques sont la résultante de l’augmentation de l’angle d’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre, exposant dramatiquement son hémisphère nord aux rayonnements solaires, tout en en éloignant son hémisphère sud.

Les populations du sud, afin de fuir la sécheresse, la faim, la maladie et les conflits, migrent inexorablement vers le nord, pour survivre. Les puissances du nord, afin de limiter, voire d’endiguer ces mouvements humains, déclenchent des guerres, des révolutions, toutes sortes de drames humains afin de désorganiser ces zones, devenues non-propices à supporter la vie.

Les rayonnements solaires nocifs, balayant la terre pendant cette période, conduisent à la stérilité progressive des humains, à des mutations négatives, à la mort d’espèces de tous les règnes. A un certain stade, la mortalité humaine devient considérable.


Notre passé et notre futur...

Toute forme de vie doit se préserver du soleil et vivre dans des lieux ombragés, où l’eau douce est encore disponible : canyons, cirques montagneux. Les humains habitent les grottes, sous terre ou dans des constructions massives.

Les niveaux des océans descendent vertigineusement, de plusieurs centaines de mètre à un kilomètre et plus dans certaines zones, suite à une déformation de la Terre non uniforme, provoquée par des influences externes. L’eau rentre progressivement dans la terre, les nappes phréatiques disparaissent.

Nous avons déjà entamé ce cycle de cent ans, nous constatons tous les jours les effets de ces grands changements, qui vont crescendo. Les élites qui se sont approprié ce monde, masquent de toutes les manières possibles les évènements majeurs en cours par des artifices : effondrement économique, révolutions, guerres, théorie du réchauffement entropique (COP21), théories du complot, mainmise sur les médias, les gouvernements, les politiques et tous les dirigeants…

La monnaie est l’arme ultime utilisée par ces élites, elles maitrisent les flux financiers et les redirigent au grès des résultats recherchés. Ces élites ne sont connues de personne, leur meilleure protection étant l’anonymat.

Ces élites sont constituées de lignées familiales, qui sont probablement entrées dans l’anonymat à partir de l’Empire romain. Elles ont une parfaite connaissance des cycles terrestres et sont préparées aux bouleversements actuels et futurs. Leur seul objectif est de survivre éternellement, pour cela elles doivent asservir perpétuellement l’humanité, dont elles dépendent : effacer l’Histoire, la réécrire constamment, canaliser l’attention des foules à travers des religions et des doctrines. Les humains sont perpétuellement dans la nécessiter de survivre, au moyen du travail rémunéré, ce qui les rend dépendants d’un système économique, quel qu’il soit.

Ces lignées familiales sont les vrais ennemis de l’humanité, les politiques et dirigeants de tous poils n’étant que des pions…

Prenez du recul et analysez objectivement l’actualité…

Pierre de Châtillon


samedi 20 mai 2017

Ainsi parlait Marc Aurèle


« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

« Ils se cherchent des retraites, chaumières rustiques, rivages des mers, montagnes : toi aussi, tu te livres d'habitude à un vif désir de pareils biens. Or, c'est là le fait d'un homme ignorant et inhabile, puisqu'il t'est permis, à l'heure que tu veux, de te retirer dans toi-même. Nulle part l'homme n'a de retraite plus tranquille, moins troublée par les affaires, que celle qu'il trouve dans son âme, particulièrement si l'on a en soi-même de ces choses dont la contemplation suffit pour nous faire jouir à l'instant du calme parfait, lequel n'est pas autre, à mon sens, qu'une parfaite ordonnance de notre âme. Donne-toi donc sans cesse cette retraite, et, là, redeviens toi-même. Trouve-toi de ces maximes courtes, fondamentales, qui, au premier abord, suffiront à rendre la sérénité à ton âme et à te renvoyer en état de supporter avec résignation tout ce monde où tu feras retour. »

Pensées
Marc Aurèle

« Lorsque la contrainte des circonstances t'a comme bouleversé, rentre au plus tôt en toi-même, et ne t'écarte pas plus longtemps qu'il ne faut de la mesure, car tu seras d'autant plus maître de son accordement que tu y reviendras plus fréquemment. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 6, XI

« Resserre-toi sur toi-même. Le principe raisonnable qui te dirige a pour nature de se suffire à lui-même en pratiquant la justice et, en agissant ainsi, de conserver le calme. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, XXVIII

« N'aimer uniquement que ce qui t'arrive et ce qui constitue la trame de ta vie. Est-il rien, en effet, qui te convienne mieux ? »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, LVII

« Creuse au dedans de toi. Au dedans de toi est la source du bien, et une source qui peut toujours jaillir, si tu creuses toujours. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, LIX

« La perfection morale consiste en ceci : à passer chaque jour comme si c'était le dernier, à éviter l'agitation, la torpeur, la dissimulation. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 7, LXIX

« Souviens-toi que le fil qui te meut comme une marionnette est cette force cachée au-dedans de toi, cette force qui fait qu'on s'exprime, qu'on vit et qui, s'il faut le dire, fait qu'on est homme. Ne te la représente jamais comme confondue avec le réceptacle qui l'enveloppe, ni avec ces organes qui sont collés autour. Ils sont comme des outils, avec cette seule différence qu'ils naissent naturellement avec nous, vu que ces parties de notre être ne lui servent pas plus, sans la cause qui les met en mouvement et les ramène au repos, que la navette à la tisseuse, le roseau à l'écrivain, et le fouet au cocher. »

Marc Aurèle, Pensées, livre 10, XXXVIII

« Du raisin vert, du raisin mûr et du raisin sec, tout cela est changement, non pour ne plus être mais pour devenir ce qui n'est pas encore. »

Pensées
Marc Aurèle

samedi 13 mai 2017

Sommeil en peinture


Jean-Baptiste Greuze – Le petit paresseux, 1755
Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus le 21 août 1725 et mort à Paris le 21 mars 1805, est un peintre et dessinateur français.

« Le sommeil est le fils de la nuit et le frère de la mort. »
Théophile Gautier 


« Le sommeil et son demi-frère la mort »
John William Waterhouse
John William Waterhouse (6 avril 1849 - 10 février 1917) est un peintre britannique néoclassique et préraphaélite, célèbre pour ses tableaux de femmes inspirés de la mythologie et de la littérature.

«  Je me suis réveillé pour voir que tous les autres dormaient encore. Alors je me suis rendormi."
Léonard de Vinci



John Henry Füssli – Le Cauchemar
Johann Heinrich Füssli ou Henry Fuseli, (7 février 1741 à Zurich – 16 avril 1825 (à 84 ans) à Putney Hill) est un peintre et écrivain d'art britannique d'origine suisse. Il montre très tôt dans sa carrière, un attrait particulier pour les sujets fantastiques, nouveaux à l'époque. Dès la cinquantaine, il a vécu en Angleterre où il a réalisé des illustrations d'œuvres de Shakespeare, de Dante, ainsi que de l'épopée germanique des Nibelungen. Il a été reconnu par les Surréalistes comme un de leurs précurseurs.

" Car le sommeil, ayant fermé leurs paupières, fait oublier à tous les hommes les biens et les maux."
Homère


Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une grenade, une seconde avant l'éveil 
Huile sur bois peinte par Salvador Dalí en 1944.

vendredi 14 avril 2017

L’architecture ésotérique de l’être


L’architecture ésotérique de l’être

Notre constitution subtile se construit sur une trinité secrète concernant les plans physique, psychique et spirituel et notamment les rapports qu’ils organisent entre leurs différents corps.
Nos champs énergétiques se transforment à mesure que notre conscience de leur existence se développe et que nous leur prêtons une attention régulière et profonde. Il est donc important de bien connaitre la nature de notre constitution ésotérique ainsi que les rôles de nos différents corps subtils.
A défaut, nous sombrons dans l’engourdissement quotidien qui interdit toute progression spirituelle et nous condamne à demeurer aveugle et impuissant, nous faisant perdre définitivement de vue le sens réel de notre vie.
Un peu de pédagogie donc, et pour commencer une leçon d’anatomie pour nous permettre de connaître les bases essentielles.

1.  Le corps :

- Le corps physique
Le corps est le temple de l'esprit. Le corps physique est le seul perceptible directement par nos sens. Il est essentiellement composé de carbone, d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, d’éléments minéraux et d’oligoéléments. Apparenté au règne minéral, ce socle physique dense est le véhicule qui permet à l’âme tout au long de son incarnation sur terre, d’agir et de réagir, de vivre des expériences, et de parfaire ainsi son évolution empirique.
Le mode action/réaction est le propre du fonctionnement de notre corps physique. Son carburant est électromagnétique ; il fonctionne à la piézo-électricité, régulant les échanges électriques des cellules de l’organisme. La piézoélectricité est une caractéristique qui consiste, pour un corps, à être capable de se polariser électriquement ou d'être déformé par un champ électrique. Ce phénomène a lieu grâce à une contrainte mécanique.
Des scientifiques ont démontré que les organismes vivants émettent de la lumière (biophotons) à très faible intensité. Tel un laser, l'ADN est à la fois la source et le lieu de stockage de ces photons. L'ensemble des biophotons de l'organisme constitue un champ cohérent porteur d'information, sous forme d'hologrammes, qui dirige les processus vitaux de l'organisme et maintient son intégrité. Grâce à ces rayonnements, les cellules communiquent entre elles et envoient des informations sur leur état énergétique et sanitaire. D'autres informations constituent un code génétique électromagnétique holographique qui assure et coordonne le développement de l'organisme.

-     Le corps éthérique 

Il est le reflet exact du corps physique sur le plan subtil. Ce corps est chargé de notre énergie vitale, celle qui se densifie pour former la matière.

Le corps éthérique  représente un champ électromagnétique qui recouvre et  protège le corps physique. Sa fonction est d'unifier et d’animer le corps physique.
Il est le transmetteur au corps physique des énergies venant de l’astral par le biais de réseaux subtils, les nadi, canaux énergétiques dans lesquels circule le « prâna » (ou Énergie Vitale) capté par les « chakras », véritables récepteurs énergétiques de l’organisme.
Il reproduit la forme du corps physique en le débordant de quelques centimètres. Il a été mis en évidence par l’effet Kirlian qui permet de révéler les auras.
Avant d’exister dans la matière toute forme physique doit se constituer sur le plan éthérique, c’est ce corps qui permet au corps physique de vivre.

2.  L’âme :
Elle est constituée par les corps astral et  mental. Tous deux disparaissent à la mort physique.
-         Le corps astral ou émotionnel
 C’est notre seconde enveloppe énergétique. Il est associé aux sentiments et aux émotions que nous éprouvons.

On l’appelle aussi corps des désirs, des émotions.
Il est le siège des sensations, des émotions, des traits de caractère.
Il est fait d’attirances et de répulsions engendrant toutes sortes de désirs et de peurs.
Les dérèglements sur le plan émotionnel vont créer des dérèglements au niveau du corps physique. Le corps astral influence le corps physique dirigeant l’homme vers la réalisation de ses désirs. Cette influence est tellement puissante que 90 % des maladies trouvent leur origine dans le corps astral et le corps éthérique. Cela signifie que les émotions, les désirs et les peurs qui nous habitent sont en capacité de nous rendre malade.

-         Le corps mental
 C’est le siège de la pensée, de l’imagination, du raisonnement, de l’inné et de l’acquis. Il est la transition entre le plan de matière et ceux de l’esprit.

Nos pensées, nos idées et nos connaissances rationnelles viennent de notre corps mental.
Sa véritable fonction est de capter les vérités universelles en provenance du plan spirituel pour les intégrer dans le mental rationnel afin de les adapter aux situations concrètes de la vie.
Ces connaissances élevées se manifestent alors sous forme d’intuition, de visions, de compréhensions instantanées.
Dans sa dimension inférieure, il se concrétise par des pensées linéaires du mental rationnel. Les informations viennent du corps physique et des sens mais sont déformées par le filtre du corps émotionnel. Le mental rationnel n’est pratiquement jamais neutre.
Avec le développement de l’être humain et la construction du corps mental, le corps astral va être de plus en plus influencé par les idées émanant de ce corps mental.
3.  L’Esprit :
L’Esprit est la volonté agissante qui cherche, par l’intermédiaire d’une Âme, à vivre des expériences dans un corps physique. L’Esprit fait partie d’une autre dimension que la Tradition appelle « au-delà ».
L’Esprit est immortel et immatériel; nous le partageons avec d'autres. C’est l’Âme qui est individuelle et représente la somme du vécu personnel. Au moment de la mort, les éléments de l’Âme qui ont une importance (pensées, émotions, actes) pour l’Esprit, allant dans le sens qu’il avait décidé d’expérimenter, se joignent à lui. L’Esprit contient toutes les mémoires accumulées au fil du temps, depuis la création de l’univers. Il est ce que la Tradition appelle « mémoire akashique ». Le support de l’information est la lumière.

-         Le corps causal
 Il porte l’empreinte de toutes les causes et les effets des événements de notre vie (de toutes nos vies…). C’est à ce niveau qu’intervient la notion du Karma.

Ce corps persiste au travers de nombreuses incarnations. Il est le réceptacle de toutes les expériences vécues au cours des vies antérieures.
Il s’agit du principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
Nous ne sommes plus dans les émotions ou les idées, mais dans le principe qui va commander toute réalisation sur le plan physique.
Ce plan détermine ce qui nous arrive sur le plan physique, il est lié à la notion de karma. En accédant en conscience au plan causal nous allons pouvoir comprendre les évènements de notre vie et peut-être les transformer.

-         Le corps spirituel
C’est la conscience d’être unifié, en lien avec tout ce qui existe. Quand nous parvenons à ce point d’existence, nous sentons que nous sommes connectés à tout l’univers. Nous voyons la lumière et l’amour dans tout ce qui existe.

Le corps spirituel n'a aucun besoin, car il est un tout; il est déjà complet et parfait. Nous n'avons donc pas à le «nourrir» puisque seulement ce qui appartient au monde matériel a besoin de nourriture pour vivre. Notre tâche consiste donc à reprendre contact avec ce tout. Nous avons à nous rappeler son existence. C'est en augmentant notre niveau de conscience que cela est possible. Une personne peut largement évoluer au niveau du monde matériel, c'est-à-dire dans les domaines physique et psychologique, sans toutefois prendre conscience de la dimension spirituelle qui l'habite.

4.  Évolution spirituelle et harmonisation des trois « corps »

La réunion d’un corps, d’une âme et d’un esprit, caractérise les conditions de l’incarnation humaine terrestre. Il faut bien comprendre que c’est l’esprit qui s’incarne, c’est-à-dire qu’il partage pendant un certain temps la vie d’un corps physique sur notre planète. L’esprit peut s’incarner plusieurs fois dans des corps physiques différents et à des époques différentes, c’est ce que l’on appelle habituellement la « réincarnation ». C’est l’esprit qui choisit de s’incarner dans une forme physique particulière pour venir accomplir sur terre une « mission » spéciale en rapport avec don propre degré d’évolution.

« Soyez conscients, élevez votre taux vibratoire, montez sur la montagne.»
Omraam Mikhaël Aïvanhov

Tout être humain possède un taux vibratoire définissant la fréquence d’énergie correspondante à son degré d’évolution spirituelle ; c’est la nature et le degré de son énergie qui caractérisent son taux vibratoire et qui se manifestent à travers le halo de lumière de l’aura qui rayonne autour de l’être.
Ce qui implique que nous nous pouvons le modifier et l’augmenter; c’est le but de l’évolution spirituelle. Toute l’humanité a vocation à élever sa vibration et à l’ajuster à celle de sa planète, laquelle évolue également en fonction des vibrations émises par les autres planètes de sa galaxie, et ainsi de suite à tous les niveaux de la création cosmique.





Le Mensonge Dans Lequel Nous Vivons (En Français)

samedi 8 avril 2017

mercredi 29 mars 2017

Ainsi parle Joël de Rosnay

Joël de Rosnay


« Nous sommes à la veille d’une mutation de l’espèce humaine.»
« Je crois que la spiritualité est l’un des plus grands accomplissements de la vie. La spiritualité a été trop longtemps associée à la religion. Pour moi, le grand mystère est l’unité de la nature, l’un des thèmes de mon prochain livre. Et dieu dans tout ça ? Je m’interroge sur la relation entre le Big Bang et le point Omega de Pierre Teilhard de Chardin qui pensait que la matérialité allait se transformer en spiritualité, en un « esprit pur » qui serait créé par tous les hommes au cours du temps. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se situe entre les deux : le temps. Qu’est-ce qui crée le temps ? En acquérant de l’information, les hommes créent de l’entropie, du désordre, mais « investissent » dans un « capital temps » qu’ils transmettent aux autres. Si l’on contracte le temps, le Big Bang et le point Omega se confondent. En d’autres termes, une explosion d’énergie peut être fusionnée avec une implosion d’esprit. Un instant d’une prodigieuse intensité peut devenir l’éternité… »
Extrait de « Surfer la vie », éditions Les Liens qui Libèrent
« Arrivé à un stade de ma vie et de mon expérience qui m’engage à prendre un certain recul, je voudrais témoigner dans ce livre d’un certain sentiment de spiritualité, qui a émergé de mes recherches pour comprendre l’ordre caché des choses et le sens secret de la nature. Ce sentiment est né d’un émerveillement et d’une révélation sur la simplicité des codes naturels qui conduisent au jaillissement, dans l’espace et dans le temps, de formes d’une extrême diversité et d’une grande beauté.
Je parle en effet de spiritualité et d’émerveillement, deux mots étranges pour un vulgarisateur scientifique. Mais je ne suis pas le premier à être émerveillé par l’unité et l’harmonie de la nature… Einstein, Spinoza, Pythagore ou encore Jacques Monod l’ont été avant moi. Lorsqu’on observe cette perfection, on ne peut que se demander ce qu’il y a derrière. On dirait que tout a été fait pour aboutir à cette harmonie. Pour beaucoup, la réponse à cette question est « Dieu ». Mais je ne suis pas dans une approche religieuse, du rite, du dogme. Néanmoins, comme mes amis Hubert Reeves et Yves Coppens, je m’interroge sur cette forme d’organisation inexpliquée qui pose question. Le scientifique que je suis avoue ne pas connaître la réponse. C’est un « mystère inexplicable, mais présent ». Dans mon livre, je fais référence à la tapisserie de la licorne. La plupart des gens ne voient que le résultat, sublime. Mais les scientifiques ou les philosophes vont voir derrière la tapisserie pour essayer d’interpréter les motifs. Je ressens un sentiment de spiritualité laïque, émergeant de l’unité, qui m’incite à donner du sens à ma vie et à transmettre. »
Extrait de  « Je cherche à comprendre… Les codes cachés de la nature » de Joël de Rosnay, éditions « Les liens qui libèrent »


lundi 6 mars 2017

"Le désespéré" de Gustave Courbet

Gustave Courbet
(1819-1877)


Le désespéré
(1844-1845)

Chef de file du mouvement du Réalisme en peinture, Gustave Courbet (1819-1877) affirmait souvent qu’il ne souhaitait peindre que ce que ses yeux pouvaient voir, rejetant ainsi avec un certain esprit provocateur le Romantisme dominant ainsi que les normes académiques encore en vigueur. Artiste indépendant, contestataire et prônant la représentation de la réalité crue, son influence fut déterminante sur la génération des Impressionnistes et des précurseurs du Cubisme. Innovateur, ses travaux marquèrent durablement son temps, en élisant comme sujets des thématiques sociales, décrivant la vie des petites gens ou le quotidien des artistes parisiens.



Le Désespéré est un des autoportraits les plus célèbres de l'artiste français peint vers 1845 (45 x 54cm) alors qu'il avait 25 ans. C'est probablement le tableau le plus singulier et le plus mystérieux de la série des autoportraits de jeunesse de Gustave Courbet. Dans "Le Désespéré" Courbet s’attache à représenter un personnage en proie à la détresse, avec une expression saisissante proche de la folie. La saisie de l'expression est très réaliste et frappante: Ses yeux sont écarquillés et égarés, ses narines dilatées, sa bouche entr’ouverte, ses bras déployés dans une posture dramatique prêt à s'arracher les cheveux, etc.
 On a l'impression que son visage va se projeter hors de la toile.


"Le peintre  se représente lui-même de face et peint son tableau uniquement avec des couleurs ternes. Le regard est la partie du tableau qui interpelle et qui fascine : il est lointain, le cercle blanc des yeux écarquillés en accentue l'effet et intrigue le spectateur. Tout autour de ce regard s'organisent les autres composantes du dessin pour insister sur ce mal-être, le front plissé indique la gravité du souci. Cette partie du visage, la plus éclairée,  comme son attitude, une main posée sur sa tête et l'autre appuyée sur sa tempe, renforce l'impression de profonde inquiétude..."

(d'après la page internet des étudiants en première L du lycée Joffre de Montpellier)


El desdichado

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval


« … Je suis absolument perdu. Je suis même à l’agonie. J’ai un ramollissement du cerveau venu des lavages que j’ai faits avec de l’eau salée dans mes fosses nasales. Il s’est produit dans le cerveau une fermentation de sel et toutes les nuits mon cerveau me coule par le nez et la bouche en une pâte gluante. C’est la mort imminente et je suis fou ! Ma tête bat la campagne. Adieu ami vous ne me reverrez pas !… »

Dans la nuit du 1er janvier au 2 janvier 1892, il fait une tentative de suicide au pistolet. Il casse alors une vitre et tente de s’ouvrir la gorge. On l’interne à Paris le 8 janvier dans la clinique du docteur Émile Blanche, où il meurt de paralysie générale, le 6 Juillet.
Guy de Maupassant

dimanche 26 février 2017

Ainsi parle Laurent Gounelle



Le mental et l’ego

« …Le mental, c’est cette cogitation incessante de la pensée qui prend l’ascendant sur le cœur et le corps, au détriment de l’intuition, de l’instinct et de la conscience d’être… »

«…Quand vous êtes dans le mental, c’est un peu comme si vous n’habitiez plus votre corps, n’écoutiez plus votre cœur, ne ressentiez plus votre existence : vous interprétez la réalité, le plus souvent en la déformant, vous prêtez aux autres des intentions qui ne sont pas les leurs, vous projetez vos peurs, vos problèmes, vos doutes, vos attentes. Vous réfléchissez les événements au lieu de les vivre. Ces spiritualités orientales (taoïsme, bouddhisme, hindouisme) invitent à se libérer de l’emprise du mental, afin de ressentir les choses comme elles sont, dans l’instant présent, alors que le mental ne connaît que le passé et le futur…. »

« …Votre mental interprète l’événement qui arrive, ou la parole que quelqu’un prononce, en fonction de vos connaissances, de votre vécu personnel, de vos croyances et de vos convictions sur vous, les autres et le monde. Toutes ces choses émanent du passé. Et quand le présent vous fait ressentir de la peur, c’est que vous projetez mentalement dans un futur imaginaire vos interprétations issues du passé. Le mental nous coupe ainsi du présent… »

«… est-ce qu’il y aurait un lien, quelque part entre le mental et l’ego ?... L’ego est fondamentalement le fruit de la peur : peur de ne pas être assez, de ne pas avoir de valeur, notamment aux yeux des autres. Or les peurs infondées sont typiquement le produit d’un processus mental. Et ce sont aussi nos pensées qui nous amènent à nous prendre pour ce que nous ne sommes pas : le mental pousse l’ego à endosser des rôles. Le mental cultive l’ego… »


« On appelle ego cette représentation que l’on a de soi-même, cette construction mentale autour de l’idée que l’on se fait de soi-même. Une fausse identité qui, d'une certaine façon, fait écran à notre vraie nature. Et pourtant, nous nous accrochons à elle et sommes prêts à tout pour la défendre. L’ego est un peu comme une partie de nous qui prendrait le pouvoir, s’exprimerait à notre place, verrait et entendrait à notre place, et surtout voudrait exister de plus en plus en nous. »


« L’ego est fondamentalement le fruit de la peur : peur de ne pas être assez, de ne pas avoir de valeur, notamment aux yeux des autres. Or les peurs infondées sont typiquement le produit d’un processus mental. Et ce sont aussi nos pensées qui nous amènent à nous prendre pour ce que nous ne sommes pas : le mental pousse l’ego à endosser des rôles. Le mental cultive l’ego. »

« Le désir dans les spiritualités orientales renvoie à l’ego : c’est l’ego qui désire un objet, une promotion, plus d’argent ou je ne sais quoi encore. Parce qu’avec l’objet du désir, l’ego ambitionne toujours de se renforcer, se valoriser. A travers ce qu’on désire, on cherche inconsciemment à accroître notre identité ou plutôt notre sentiment d’identité. Il faut dire qu’on tend à être confus sur qui on est, donc on ne sait pas trop comment être plus soi-même. On désire alors des choses pour tenter d’exister un peu plus grâce à elles. Quand vous désirez un vêtement, une voiture ou n’importe quoi d’autre, vous croyez inconsciemment que ce vêtement, cette voiture va ajouter quelque chose à qui vous êtes, va vous rendre spécial, intéressant, va vous apporter de la valeur. Bref, va renforcer votre identité. C’est une illusion, bien sûr, et les spiritualités orientales comme le taoïsme, le bouddhisme ou l’hindouisme invitent à se libérer des désirs. »

 « Et tu trouveras le trésor qui dort en toi. »
Éditions Kero, 2016
Laurent Gounelle