mercredi 23 mai 2018

« Vanités » d’Antonio de Péréda



Allégorie de la Vanité

« Vanités » d’Antonio de Péréda

Antonio de Pereda est un peintre espagnol né à Valladolid en 1599, mort à Madrid en 1669. Il vint très jeune à Madrid, et ses dispositions pour la peinture le firent admettre dans l'atelier de Pedro de las Cuevas. A dix-huit ans, le jeune artiste débutait par une Conception, entourée d'une gloire d'anges, qui fut fort admirée, et que son protecteur, le marquis Crescenzi, envoya à Rome au cardinal, son frère; à Rome comme à Madrid, l'œuvre fut jugée belle, et Pereda regardé désormais comme un peintre de grand avenir. Il obtint aussitôt la commande, pour le palais du Buen Retiro, d'un grand tableau représentant le Marquis de Santa Cruz secourant Gênes assiégée.

Puis ce fut l'amiral de Castille, dont la galerie de tableaux était célèbre, qui demandait à Pereda une peinture allégorique, « el Desengaño de la vida », aujourd'hui à l'Académie de San Fernando, et qui est regardée comme le chef-d’œuvre de l'artiste. Elle nous montre un jeune et élégant gentilhomme, endormi sur son fauteuil, au retour de quelque nuit d'orgie. Auprès de lui, sur une table, c'est un amoncellement de pièces d'argent et d'or, de bijoux, de colliers, d'armes magnifiques, et, au milieu de ces richesses et de tout ce que convoite L'ambition humaine, se voit une tête de mort. Un rêve traverse le sommeil du jeune débauché, et la vision qu'il a dans ce rêve se fait tangible; un ange, l'ange de la Mort, lui apparaît, tenant dans ses mains une longue banderole où se lisent ces mots fatidiques : 
« Aeterne pungit, cito volat et occidit. »
("Il pique éternellement, il s'envole vite et détruit tout.")

Le rêve du Chevalier

jeudi 3 mai 2018

Espoir





« L’espoir est un état d'esprit (...) C'est une orientation de l'esprit et du cœur (...) Ce n'est pas la conviction qu'une chose aura une issue favorable, mais la certitude que cette chose a une sens, quoi qu'il advienne. »
Vaclav Havel
Artiste, dramaturge, écrivain, Homme d'état, Président de la Tchécoslovaquie
 (1936 - 2011)

Espoir

L’espoir est notre engrais, il fertilise notre vie en nous permettant de lui donner un sens. Sans espoir, on devient vite désespéré.
Heureusement pour nous, tout le monde nous dit que tout va changer, que nous avons désormais touché le fond, que dorénavant les lendemains qui chantent nous attendent, que nous aurons enfin notre pain blanc, à condition d’y croire et de garder espoir, bien entendu.
Cela fait bientôt soixante-dix ans que j’entends ce refrain et que je ne vois toujours rien de mieux se réaliser pour l’homme, ni pour la nature qui nous environne, ni pour la terre qui nous héberge.
Aujourd’hui, les contactés s’en mêlent, ils ont des nouvelles fraîches venant de sources secrètes mais autorisées qui nous permettent de savoir où nous en sommes exactement de notre évolution humaine. Des fédérations entières de galaxies extraterrestres se sont regroupées pour châtier les forces obscures qui maintiennent l’humanité en esclavage depuis des temps immémoriaux. Grace à elles, la Cabale et les Archontes sont défaits et en voie d’extinction ; nous sommes sur le point d’être libérés de notre quarantaine multimillénaire et nous allons enfin pouvoir reprendre le chemin de l’éveil spirituel.
Ouf !

Sachez que nous quittons actuellement la troisième dimension, que nous sommes en route vers la cinquième, après un stage dans le sas de la quatrième pour décontamination.
Vous n’êtes pas au courant ?
Ce n’est pas grave, tout se passe à votre insu ; un jour vous comprendrez, quand vous serez au niveau spirituel, s’entend.
Gardez espoir et vous y arriverez.
Quand ?
On ne sait pas trop, mais ce n’est pas important puisque le temps n’existe pas en fait, ce n’est qu’une illusion de la troisième dimension.
Tout comme vous d’ailleurs, qui n’êtes que des marionnettes manipulées par des prédateurs aliens.
Attention ! Ce n’est pas ici de la science fiction mais bien de la science quantique.
Puisqu’on vous dit que tout n’est qu’hologrammes autour de vous. Ce que vous voyez dans votre réalité n’existe que tant que vous le regardez ; fermez les yeux et tout disparaît. C’est bien la preuve que rien n’existe à dehors de l’image créée par votre cerveau. Bref, tout n’est qu’illusion d’optique.

Alors, pas gai tout ça, hein ?
Faut quand-même pas désespérer ; il nous reste l’espoir et surtout la volonté effrénée de ne pas le perdre…

Au fond de moi une voix résonne en écho : « …espoir perdu pour qui le tue. »
Il est six heures du matin et c’est la fin de mon cauchemar.
Enfin une nouvelle journée qui commence et qui va changer ma vie, ça c’est sûr.
J’y crois.

« L'espoir fait vivre, l'attente fait mourir. »



lundi 9 avril 2018

Giorgio de Chirico


Giorgio de Chirico

Giorgio de Chirico - Autoportrait - 1953

Giorgio De Chirico, né le 10 juillet 1888 à Volos en Thessalie (Grèce), et mort le 20 novembre 1978 à Rome (Italie), est un peintre, sculpteur et écrivain italien dont les œuvres, unanimement admirées des surréalistes jusqu'en 1925, ont ensuite été rejetées tout aussi unanimement. Il est l'un des fondateurs du mouvement de la peinture métaphysique.

Le mouvement Pittura metafisica ou Peinture métaphysique est un mouvement artistique italien fondé en 1917 par Carlo CarràAlberto Savinio et Giorgio de Chirico à Ferrare qui cherche à représenter ce qu'il y a au-delà de l'apparence physique de la réalité, au-delà de l'expérience des sens. Ce mouvement précéda le surréalisme, mais ne constitua pas d'école à proprement parler. L'idée de ce mouvement est de garder un aspect figuratif tout en se détachant du monde et d'élever la peinture au rang de la métaphysique (en dehors de l'histoire), en proposant des images étranges comme figées dans le temps, dans l'espace, et qui donneraient à réfléchir, non aux tumultes du monde, mais à des idées métaphysique.

« Lorsque après avoir quitté l'Académie de Munich je m'aperçus que la route que je suivais n'était pas celle que je devais suivre, je m'étais engagé dans les chemins tortueux […] d'abord quelques artistes modernes, dont Max Klinger et Böcklin surtout me captivèrent […]. Mais je compris de nouveau que ce n'était pas cela […]. C'est alors qu'au cours d'un voyage que je fis à Rome en octobre après avoir lu les ouvrages de Nietzsche, je me suis aperçu qu'il y a une foule de choses étranges, inconnues, solitaires, qui peuvent être traduites en peinture ; j'y ai longtemps réfléchi. Alors j'ai commencé à avoir les premières révélations […]. Une œuvre d'art vraiment immortelle ne peut naître que par révélation. »

De Chirico (1919)


L’énigme de la fatalité (1914)


Les archéologues (1927)


La comédie et la tragédie (1926)


Le philosophe (1926)

samedi 24 mars 2018

Ainsi parlait Georges Rodenbach


Georges Rodenbach


« Les yeux sont les fenêtres de l’âme. »


Georges Rodenbach, né le 16 juillet 1855 à Tournai et mort le 25 décembre 1898 à Paris, est un poète symboliste et un romancier belge de la fin du XIXe siècle.
Belge, Georges Rodenbach est l'un des membres les plus originaux d'un mouvement symboliste qui a su garder son autonomie par rapport à l'école française. Venu à Paris en 1876, il reste cependant le poète de Bruges où il est né. 
En 1896, il publie Les Vies encloses, recueil de poèmes inspiré par l'occultisme (Novalis) et le romantisme allemands. 


Les profondeurs de l'âme 

Nous ne savons de notre âme que ce que sait
De la mer un enfant, qui joue avec la vague !
Il suit au loin, dans la brume qui les élague,
Les vaisseaux que tantôt leur ombre devançait.

Nous ne savons de notre âme que la pointe de l'iceberg
Enormes blocs de glace nés dans la préhistoire
Dont la masse sournoise causa le désespoir
De ceux qui n'ont rien vu, du haut de la grande vergue !

Ah ! plonger dans la mer, savoir tout de l'abîme :
Les monstres, les coraux, tant de trésors sombrés !
Et les zones du fond, vertes comme des prés.
Ce qu'on voyait de la surface, est si minime !

Et plonger dans notre âme : elle est un gouffre aussi !
Pour voir les rêves nus, le combat des pensées,
Et les projets qui sont des perles nuancées,
Tout le Moi sous-marin dans le cerveau transi.

Pour le plongeur de l'âme, y a-t-il une cloche ?
Ah Oui ! Descendre au fond de son propre destin,
Savoir ce qui se passe en cette mer sans fin,
Et démêler tout ce varech qui s'effiloche !

Mais cette vie en profondeur nous l'ignorons,
Ne voyant de notre âme - que l'eau de la surface
Comme l'eau de mer qu'un enfant dans le sable transvase,
Croyant vider la mer... de ses petites mains rondes !


Je rêve de plonger jusqu’au fond de mon âme
Où des rêves sombrés ont perdu leur trésor;
Je soupçonne qu’il y a là des bagues d’or
Et des lingots à faire fondre dans la flamme
Pour y couler mon effigie ainsi qu’un roi.
Mais à quoi bon descendre en l’âme sous-marine ?
Surtout ne soyons pas le plongeur qui s’obstine;
Laissons plutôt cette richesse sans emploi,
Car les profondes eaux de l’âme sont perfides !
Peut-être bien qu’au fond du cristal reculé
Je trouverais la coupe du roi de Thulé…
Mais quel émoi si je revenais les mains vides !

(Les vies encloses)

« L’œil, appelé fenêtre de l’âme, est la principale voie par où notre intellect peut apprécier pleinement et magnifiquement l’œuvre infinie de la nature. »
Léonard de Vinci (1452 – 1519)

« Car si le visage est le miroir de l'âme, les yeux en sont les interprètes. »
                      Cicéron (106 av. J.-C. - 43 av. J.-C)



jeudi 15 mars 2018

Le piège des Archontes


Le piège des Archontes
Dans la cosmologie gnostique, les Archontes sont une espèce d’êtres inorganiques qui ont émergé dans le système solaire, avant la formation de la terre. Ils sont Cyborgs, habitant le système planétaire (exclusif de la Terre, le Soleil et la Lune), qui est décrit comme un monde virtuel (stéréome) qu’ils construisent en imitant les formes géométriques qui émanaient du Plérome, le domaine des générateurs, les dieux cosmiques. Les Archontes venaient de la galaxie d’Andromède il y a des milliers et dans certains cas même des millions d’années. Ils ont créé un système de réalité virtuelle de contrôle pour que personne ne puisse s’échapper. Ils ont piégé les êtres de lumière qui ont un lien avec la Source, pour alimenter cette création virtuelle.
Dans le gnosticisme, le démiurge (Yaldabaoth) est une divinité archangélique, têtue, irascible, « émanée du vrai Dieu », il est la cause du mal par sa création désastreuse qui mêla la matière à l’étincelle divine. Cette création dont les origines furent la rébellion et son choix pour les autres anges du libre arbitre (le fait de se rebeller relève de la possession du libre arbitre, capacité que les anges normalement n’ont pas) créa, au sein du monde physique qu’il dessina, l’éternel dualisme.


Qu’est-ce que le piège de la réincarnation ou le réseau de capture d’âmes ?

L’idée est qu’à la mort, notre âme ou notre conscience se sépare du corps et subit ensuite un processus où sa mémoire est effacée et elle est recyclée – réincarnée – dans un autre corps pour répéter le même processus.
Ainsi, la Terre devient littéralement une planète prisonnière dont il est très difficile de s’échapper. Le Réseau de capture d’âmes y est placé comme une grille énergétique artificielle (pas la grille énergétique naturelle des lignes ley de la planète Terre) pour empêcher n’importe quelle âme de passer à travers. Ainsi, la Terre reste un système fermé où de nouvelles personnes naissent constamment dans le but d’alimenter l’économie et de générer des émotions (négatives) pour que les Archontes se nourrissent, sans se souvenir de qui ils sont ou de ce qu’est la situation réelle.
Comme Don Juan l’a dit dans le livre final de Castaneda, «The Active Side of Infinity», nous sommes des humains élevés comme du bétail dans une ferme à exploiter. Rappelez-vous également la série de films The Matrix. Morpheus montre à Néo la vérité choquante que nous sommes élevés comme source de nourriture pour les contrôleurs. Il montre à Neo un symbole de la batterie. Bien qu’il s’agisse d’un bon symbole, une batterie implique un stockage d’énergie.
En réalité, nous agissons comme des générateurs d’énergie pour les Archontes, donc un générateur que vous voyez sur un chantier de construction pourrait être un symbole plus précis. Cependant, parce que nous sommes des êtres puissants, les Archontes ne peuvent pas compter sur la force pour tout cela. Ils doivent nous piéger pour qu’on leur donne notre consentement.
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Selon Castaneda :
Carlos Castaneda, né le 25 décembre 1925 à CajamarcaPérou et mort le 27 avril 1998 à Los Angeles (Californie), est un auteur américain, docteur en anthropologie, dont les ouvrages relatent son enseignement par un « homme de connaissance » yaqui, du nom de don Juan Matus
« Les sorciers de l'Ancien Mexique... ont découvert quelque chose de transcendant... Ils ont découvert que nous avons un compagnon de vie. Venu des profondeurs du cosmos, un prédateur est là, qui toute notre vie nous maintient sous son emprise. Il a su nous rendre faibles et dociles. Il étouffe toute velléité de protestation ou d'indépendance et nous empêche de vivre librement. »
Castaneda "Le Voyage définitif" (Éditions du Rocher, 1998)
« Ce sont les prédateurs... qui nous ont imposé nos systèmes de croyance, nos idées sur le bien et le mal, nos mœurs sociales. Ce sont eux qui suscitent nos espoirs et nos attentes, nos rêves de succès ou notre peur de l'échec, eux encore qui insufflent dans notre esprit convoitise, avidité et lâcheté et qui le rendent prétentieux, routinier et égocentrique... Ils ont accompli une manœuvre extraordinaire, extraordinaire bien sûr sur un plan stratégique, mais horrible du point de vue de ceux qui en sont victimes. Ils nous ont donné leur esprit ! Tu m'entends ? Les prédateurs ont remplacé notre esprit par le leur qui est bizarre, incohérent, grincheux, et hanté par la peur d'être percé à jour... »
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Selon Cobra:
« Ce qu’il faut faire est de vous concentrer sur votre véritable nature, dans votre vraie lumière intérieure au moment de la mort. C’est en fait une façon d’échapper aux pièges Archontes quand vous mourrez. En fait, après que vous soyez passé par le tunnel dans la lumière, là où vous allez rencontrer vos proches. Ce n’est pas de la fiction, c’est une situation réelle et vous êtes encore à l’intérieur du cycle de l’incarnation. Vous n’êtes pas en mesure d’être pleinement libre d’aller et quitter le système solaire et d’aller sur Sirius ou aux Pléiades. La situation n’est pas aussi mauvaise qu’elle l’était avant, mais si vous quittez l’incarnation de la manière habituelle, c’est parce que vous êtes vieux et prêt à mourir. Vous êtes plus susceptible d’être dans un état d’esprit assez équilibré. Mais si vous faites l’acte de vous suicider, vous êtes dans un état excité, alors la transition n’est pas si facile, simplement parce que vos émotions et votre champ d’énergie sont dans un état excité. Et ainsi, il est plus facile pour les Archontes de « presser sur vos boutons » – culpabilité, par exemple, et de vous piéger encore plus, de manière que où vous tombiez dans les mailles de leurs filets.
Ce qui est très important c’est votre niveau de conscience quand vous mourrez, parce que cela détermine à peu près où vous allez. Si vous êtes au courant, vous pouvez vous orienter et ne pas être pris au piège dans les pièges des Archontes. Vous pouvez effectivement traverser le plan astral supérieur où vous pouvez avoir une assez belle existence pendant un certain temps. L’essentiel est de se concentrer sur sa lumière intérieure, son moi intérieur, donc d’avoir une meilleure estime de soi et d’aller dans cette orientation.
La plupart des individus ont la possibilité de choisir leur sexe et de choisir certains de leurs conditions de vie, mais beaucoup de ces choses sont données à eux, donc je dirai que les êtres humains sont limités dans leur choix d’options. Ces options limitées leur sont donnés par les Archontes.
Quand nous mourons, nous allons à une certaine porte hyper-dimensionnelle et nous sortons du corps physique avec notre conscience et nous passons par la porte, qui est en fait le plan de plasma. Si nous ne restons pas coincé sur le plan de plasma, nous nous rendons vers le plan éthérique où nous passons un certain temps et nous nous libérons d’une partie de notre personnalité, de nos systèmes de croyances, etc.
Certaines personnes qui sont assez conscientes spirituellement vont plus loin vers le plan astral puis mental et passent un certain temps sur le plan mental supérieur où elles sont en relation constante avec leur âme, avec leur propre présence plus intérieure. Ils reçoivent une impulsion de se réincarner à nouveau. Cette impulsion peut venir de leur propre voix intérieur à s’incarner ou cela peut venir du voile, c’est-à-dire du réseau Archonte qui joue sur des problèmes de personnalité qui ne sont pas résolues qui tendent à vous tirer sur le plan physique. Vous avez certaines situations non résolues avec certaines personnes et que vous voulez descendre pour les résoudre.
Vous avez aussi la manipulation archonte qui se manifeste à travers certains soi-disant divers guides spirituels, qui n’en sont pas réellement, vous donnant certaines suggestions qui pourraient ne pas être pour votre plus grand bien. La combinaison de tous ces facteurs ainsi que la technologie scalaire a déterminé le chemin de votre incarnation.
Si vous avez des contacts avec votre propre intuition et votre guidance supérieure, vous saurez comment faire la distinction entre la vraie Lumière et toute fausse projection holographique, faite par les Archontes. Et si vous suivez ces conseils, vous devez accueillir la vraie Lumière. Si vous affinez votre intuition et votre guidance, pendant que vous êtes encore en incarnation, cela ne sera pas un problème pour vous, de faire la distinction. Si vous suivez votre guidance intérieure, vous leur échapperez très probablement.
Le pourcentage de personnes capturées par les Archontes est beaucoup plus faible donc il y a une amélioration. »
Extrait du site Exoportail où vous pouvez trouver l’article in extenso.

Le Réseau de capture des âmes : Comment nous sommes «recyclés»...


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Selon John Lash:

John Lamb Lash, né en 1945 dans le Maine aux États-Unis, est un auteur américain et un universitaire en mythologie comparée. Décrit comme le véritable successeur du mythologue américain Joseph Campbell, John enseigne la mythologie, le gnosticisme, les mystères pré-chrétiens.

« En réalité, il n’y a pas de piège mais plutôt une confrontation avec le manipulateur, l’escroc, la présence extraterrestre qui se trouve dans notre esprit. Les Archontes peuvent insinuer leur intelligence étrangère dans nos esprits mais ils ne peuvent en prendre le contrôle et les diriger par la force brute. Toutefois, si nous nous laissons aller sous l’emprise de leur sortilège, ils peuvent prendre complètement la direction de nos esprits. Cela arrive par l’abdication de notre propre conscience et non par la force de leur domination.
La façon d’éviter ce risque est de pouvoir discerner ce qui est authentiquement humain dans nos esprits et ce qui est inhumain, stupide, mécanique, aveugle et procédant par simple imitation. En clair, nous devons prendre conscience de notre potentiel humain de façon à voir comment il est déformé et subverti.
Nous devons donc prendre conscience de nos esprits authentiques, de notre véritable potentiel humain de façon à voir comment nous sommes déviés. J’ai une petite phrase pour résumer cette situation. Je dis que le potentiel humain se présente comme s’il avait été mis en boite par un escroc.
Pour ce que je sais, les prédateurs extraterrestres appelés Archontes par les Gnostiques peuvent prendre différentes formes mais ils ne peuvent pas posséder et donc ne possèdent pas les corps d’êtres humains. Il faut pouvoir faire preuve de bon sens lorsque l’on examine les phénomènes paranormaux et surnaturels.

Je crois que ces Archontes sont identiques aux Annunakis et aux Gris contemporains. Ils nous sont supérieurs en technologies pour voyager entre les planètes et ils nous dépassent en matière de télépathie et en techniques d’imitation (réalité virtuelle). Je crois que les Archontes sont identiques aux “Veilleurs” d’Enoch, ces entités à qui l’on attribue l’enseignement à l’humanité de la métallurgie ainsi que les techniques de parures cosmétiques et de maquillages. Dans ma compréhension des choses, les Archontes sont une espèce inorganique. Peut-être sont-ils constitués de silicone et de mercure comme Nigel Kerner le suggère. »

Interview Karma One de John Lash


samedi 24 février 2018

Ainsi parlait Philip Dick

Philip Kindred Dick, né le 16 décembre 1928, à Chicago dans l'Illinois, et mort le 2 mars 1982, à Santa Ana en Californie, est un auteur américain de romans, de nouvelles et d’essais de science-fiction. Un des écrivains majeurs du XXème siècle : Ubik, Le Maître du Haut Château, Substance Mort, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?... Autant de titres devenus cultes et qui ont marqué des générations de lecteurs. Aujourd'hui encore, son influence reste entière : il est l'auteur de science-fiction le plus adapté au cinéma (Blade Runner, Total Recall, Minority Report...) et ses obsessions sur la nature de la réalité continuent de hanter la littérature.


Réminiscence
La réminiscence (en grec ἀνάμνησις, anamnésis ; également traduit par ressouvenir) est, dans la pensée de Platon, le ressouvenir par l'âme de connaissances qu'elle a acquises en dehors de son séjour dans un corps et qu'elle a perdu lors de sa réincorporation. L'acquisition de la connaissance doit alors débuter par une re-connaissance. Cette théorie sert tout à la fois à démontrer l'immortalité de l'âme et l'existence de réalités intelligibles.

"Nous sommes endormis - dans un état de rêve - et pensons à tort que nous sommes éveillés. L'un des aspects fondamentaux de la catégorie ontologique de l'ignorance est l'ignorance de cette  ignorance même; non seulement l’être ne sait pas, mais il ne sait pas qu'il ne sait pas. Nous sommes dans une sorte de prison mais nous ne le savons pas.

Cette prison de Fer Noir,  c'est-à-dire la matrice hyper-dimensionnelle, est une vaste forme de vie complexe qui se protège en induisant une hallucination négative d’elle-même.
L'occlusion s'auto-perpétue; elle nous en fait perdre conscience. Nous sommes censés la combattre phagocytairement, mais la valence même de la stase (Prison de Fer Noir) nous entraîne dans des micro-extensions de soi; c'est précisément pourquoi c'est si dangereux. C'est la chose terrible que cet état provoque ; en  étendant sa pensée androïde de plus en plus largement, il exerce un pouvoir terrible et subtil, et de plus en plus de gens tombent dans son champ (pouvoir), au moyen duquel il grandit.

C'est une forme de vie sinistre en effet. D'abord il prend le pouvoir sur nous, nous réduisant à des esclaves, et ensuite il nous fait oublier notre état antérieur, en nous privant de voir ou penser directement, et finalement il devient invisible à cause de ce qu'il nous a fait. Nous ne pouvons même pas surveiller notre propre déformation, notre propre déficience. N'ayant pas de psyché propre, il tue les psychés authentiques de ces créatures enfermées en lui, et les remplace par un faux support de stockage de sa propre psyché morte. La doctrine même de la lutte contre le «monde hostile et son pouvoir» a été dans une large mesure entérinée et mise au service de l'Empire. La matrice de cette prison gâche chaque nouvel effort de liberté dans le moule d'une tyrannie plus poussée. L'Empire n'est qu'un fantasme s'étendant d’autant que nous nous sommes endormis.

Tant que la racine de la méchanceté est cachée, elle est forte. Mais dès qu’elle est reconnue, elle est dissoute. Quand elle est révélée, elle périt ... C'est puissant tant que nous ne l'avons pas reconnue.  L'artefact nous asservit, mais d'un autre côté, il essaie de nous apprendre à renoncer à son asservissement. Le plus grand pouvoir de la compassion [amour supérieur incarné] est la seule puissance capable de résoudre le labyrinthe.

La vraie mesure d'un homme n'est pas son intelligence. Non, la vraie mesure d'un homme est celle-ci: avec quelle rapidité peut-il répondre aux besoins des autres et combien de lui-même il peut donner. Si le paradoxe final du labyrinthe est que la seule façon de s'en échapper est de rentrer volontairement dans le labyrinthe, alors peut-être que nous sommes ici volontairement; nous y sommes revenus.
Anamnesis était la perte de l'amnésie. Tu t'es souvenu de tes origines, et elles venaient d'au-delà des étoiles."

Philip K. Dick




dimanche 4 février 2018

Le sens des choses




Peinture de Siegfried Zademack

Le sens des choses

« Heureux celui qui a pu connaitre les causes des choses. »
Virgile
Les Géorgiques

" La partie que nous ignorons est bien plus grande que tout ce que nous savons."
Platon

Toute chose a un sens ; il n’y a d’insensé que ce qui n’est pas compris.
Si la perception des sens n’y arrive pas, le recours à l’esprit s’impose pour élever ses facultés d’investigation.
Malheureusement, l’humanité tout au long de son histoire est allée à contresens de son évolution spirituelle ; on peut même dire qu’elle a involué d’autant plus qu’elle s’acharnait à occuper le terrain extérieur.
L’homme a établi sa domination sur les  autres espèces en renforçant ses capacités de prédation par les armes et les outils. Des civilisations en ont colonisé d’autres en développant la stratégie de la violence et l’art de la guerre.
En fait, l’homme a toujours considéré que la fin justifiait les moyens et cet utilitarisme pragmatique l’a toujours éloigné de la véritable connaissance des choses au profit de la soumission et des rapports de force.

Ce dogme a érigé en règle la méconnaissance généralisée de soi-même, d’autrui et de notre environnement. L’exploitation de l’individu règne en maître partout, mettant l’être sous l’éteignoir.

Et le sens des choses dans tout ça, qui s’en soucie ?
Peut-on connaître le sens des choses ? Et, si oui, comment faire ?

Sans présence à soi, on n’est pas connecté à notre être profond, on ne fait que glisser à la surface de tout. On ne vit rien, on regarde tout ce qui nous entoure sans jamais être là, on regarde sans rien voir au-delà de la forme.
Sans présence à soi, rien ne se produit en soi, tout reste mécanique et extérieur.
Pour lutter contre cette absence en soi, il faut juste se concentrer pour atteindre un état de présence vigile.

L’attention consciente consiste à fixer celle-ci sur l'instant présent en  examinant les sensations qui se présentent à l'esprit, sans analyser ni juger pour éviter l’emballement du mental.
L'observateur doit rester neutre et mentalement silencieux en examinant l'apparition et la disparition des sensations agréables, neutres ou désagréables, sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ni à rejeter la sensation désagréable. On  apprend ainsi à se détacher de la superficialité extérieure et du désordre intérieur en se libérant progressivement de la matière, de la sensation, de la perception, des conditionnements mentaux, de l’analyse de la raison.

Il faut juste écouter dans le silence de l’esprit et à ce moment-là tout nous parle, tout est porteur de sens.
Et la découverte du sens nous ouvre trois options: une direction (qui nous dirige vers un but), une sensibilité (qui nous met en contact avec le monde, notamment au travers des cinq sens) et une signification (qu’il faut déchiffrer). A ce moment-là, nous faisons connaissance avec le sens, la nature et la valeur des choses.

Mais attention, il ne suffit pas de vouloir vivre au présent pour saisir le sens des choses.
Le présent n’existe qu’entre hier, qui n’est plus, et demain, qui n’est pas encore.
Il est un trait d’union entre le passé et l’avenir.
Prenons l’exemple du puzzle : il y a trois sortes de pièces, celles qui sont déjà posées et assemblées, commençant à construire et à donner un sens, celles qui sont en vrac dans la boite et qui attendent leur tour pour participer, et celle que je tiens dans la main, ici et maintenant, celle qui résume la situation du présent.
Peut-on limiter le puzzle à cette pièce-là, parce qu’elle représente l’instant présent ?

Le présent n’existe pas réellement, c’est un concept intellectuel s’inscrivant dans un temps linéaire. Le seul fait d’en prendre conscience l’inscrit déjà dans le passé ; le présent est du domaine de l’éphémère.
Peut-on vivre dans l’instantanéité ? Peut-on arrêter le temps ?
Cela relève de l’illusion.

Certes, dans la concentration ou la méditation, on se polarise sur l’instant présent, mais c’est pour le quitter au plus vite pour atteindre un ailleurs, hors du temps, pour s’offrir un accès à une autre dimension.
Cette pleine conscience a pour but de centrer l'individu sur le moment présent, en privilégiant et développant l’attention et les perceptions sensorielles. Par contre, cette technique ne s’inscrit pas dans la durée sinon le sujet perd rapidement la notion du temps pour se retrouver dans le rêve éveillé, avec un cortège d’imagerie mentale qui n’a plus rien à voir avec la réalité du présent.
Ne vivre qu’au présent relève davantage du précepte  intellectuel, ou pseudo-spirituel, que d’une attitude empirique authentique; on est dans l’artifice sans bénéfice réel pour l’individu.

Il nous faut voir au-delà des formes matérielles pour saisir l’essence des choses et entrer en contact avec leur principe vital; c’est-à-dire apprendre à activer la vision ethérique qui permet de visualiser les énergies en adaptant nos vibrations à ce plan plus subtil.
La perception régulière des auras est la preuve que notre vision des énergies fonctionne. L'aura est un champ électromagnétique qui entoure chaque créature vivante et révèle son identité profonde.
Percevoir l'aura permet de découvrir la réalité au-delà des apparences immédiates et d’échapper à la chape matérialiste qui nous est imposée par la société actuelle.
Y avoir recours régulièrement permet de retrouver le sens réel des choses et d’obtenir progressivement la clé de la connaissance spirituelle en éveillant pleinement l’esprit.


« Le cerveau fonctionne en se spécialisant dans la fragmentation, dans des activités qui l’isolent dans le champ limité du temps. Il est incapable de voir la totalité de la vie ; aussi éduqué soit-il, le cerveau n’est qu’une partie et non l’ensemble.
Seul l’esprit voit la totalité et dans son domaine est inclus le cerveau ; celui-ci, quoiqu’il fasse, ne peut contenir l’esprit.
Pour voir totalement, le cerveau doit se trouver en état de négation. La négation n’est pas l’opposé de l’affirmation ; tous les opposés sont reliés entre eux. La négation n’a pas d’opposé. Pour que la vision soit totale, il faut que le cerveau soit en état de négation absolue ; il ne doit pas intervenir par ses évaluations, justifications, condamnations et défenses. Il faut qu’il soit silence, sans aucune contrainte, laquelle ferait de lui un cerveau mort, uniquement capable d’imiter et de se conformer.
C’est en état de négation qu’il se trouve dans une immobilité sans choix. C’est alors seulement que se produit la vision totale. L’esprit est alors pleinement éveillé et cet état ne comporte ni observateur ni observé, mais seulement lumière, clarté. La contradiction et le conflit entre penseur et pensée prennent fin. »

Carnets  de Jiddu Krishnamurti
(pages 192 et 193) 
25 septembre 1961
Editions du Rocher (1976)